Paysage et art

Paru le 19 février 2009

Editorial

Bernd Schubert

 

Jacqueline Burckhardt titre son article «Pas de deux entre art et nature». Légèrement modifié, ceci pourrait également être l’épigraphe de ce cahier d’anthos. Le Pas de deux, une chorégraphie dansée par deux personnes, n’est évidemment pas la règle, lors de la collaboration d’artistes et d’architectes-paysagistes. En réalité, les relations sont plus complexes: elles vont de l’élaboration commune d’un projet où chacun amène ses points forts à l’installation sans lien avec la localisation d’une oeuvre d’art dans l’espace public ou dans le paysage, en passant par une intégration sensible de l’oeuvre par l’un ou par l’autre dans une situation donnée.

 

La question de la collaboration se pose sans cesse aux architectes-paysagistes, pour chaque projet singulier ou de manière générale; elle représente régulièrement l’objet de réflexions dans nos colonnes. Ce cahier-ci va au-delà de cette question récurrente: nous cherchons à définir – de manière plus générale – le rôle de l’art dans l’espace public et dans le paysage, dans ces espaces aujourd’hui remplis de publicité et soumis à une «esthétisation», une «festivalisation» et une «commercialisation » sans mesure. Dans ce contexte, quels contenus et valeurs l’art peut-il transmettre, et quelles fonctions estil à même de remplir? Nous parlons de l’art temporaire et de l’art «durable», des arts plastiques traditionnels, mais aussi de l’art en mouvement et de celui des processus.

 

L’art porte une responsabilité dans cette société. Il doit aussi provoquer, inspirer la réflexion et la discussion, comme le note Dorothea Strauss (article page 4). Il ne suffit pas de s’énerver par rapport à ces «Trois cadavres d’enfants pour le petit déjeuner » sans réfléchir à la cruauté, à la douleur et à leurs raisons d’être.

 

L’oeuvre de Thomas Stricker a une importance sociale remarquable (article de W. Fehrer). Au lieu de décorer l’usine de distribution d’eau de Düsseldorf avec une jolie oeuvre d’art, il perce la terre – de manière imaginaire – et fait construire de l’autre coté du globe, dans un village du Kenya, un puits qui renouvelle la vie. Depuis Düsseldorf, on peut «observer» ce puits en Afrique, et sa fête d’inauguration faisait également partie de l’oeuvre.

 

Le «Pas de deux» est présenté sur une nouvelle scène. A partir de ce cahier d’anthos, la revue paraît avec une mise en page redessinée, dont le but principal est une apparence plus calme et plus aérée. Grâce à la suppression de l’italique pour les textes en français, le regroupement des titres dans les deux langues sur une même page, la réduction du nombre d’images – maintenant de plus grande taille et la libération des colonnes de bordure d’un trop-plein de texte (colonnes maintenant placées à l’intérieur de la page), nous espérons renouveler votre plaisir de lecture avec cette nouvelle forme de cahier.

 

Articles dans ce cahier

  • Trois cadavres d’enfants pour le petit déjeuner > article
  • L’éclairage du parc de Leutschen
  • Jeu d’échange
  • Pas de deux entre art et nature > article
  • Le paysage comme réassurance
  • Les épaves de voitures, éléments du patrimoine
  • Questions sur la sculpture – à propos de l’oeuvre de Thomas Stricker
  • Le parc aux ours de Berne
  • zur_seite
  • L’art d’aménager un espace
  • Parc paysager et triennale de sculpture
  • Le spectacle en jardin comme apprentissage du regard
  • Voyager dans l’architecture des possibles
  • Sculptures en bout de course

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